Décodage biologique

Quand on voyage dans le monde, dans un pays dont on ne connaît pas la langue, on peut avoir besoin d’un traducteur.

Dans notre corps, c’est pareil, il fait cela en permanence.  La maladie va être la traduction intérieure de notre émotion vécue à l’extérieur, dans une histoire conflictuelle.

Nous sommes donc en permanence en relation avec  le monde extérieur et nous avons des besoins biologiques, archaïques en nous, que le monde extérieur ne peut pas toujours satisfaire. Cela veut dire que ses expériences (difficiles, conflictuelles) prennent un sens biologique. C’est donc principalement lorsqu’un événement fait que mon besoin ne peut être satisfait, qu’il y aura conflit et stress.

 

Le décodage biologique n’est pas une médecine complémentaire, alternative, ce n’est pas une médecine du tout, c’est une approche complémentaire à la médecine ou autre pratique thérapeutique qui va créer un nouvel espace de rencontre, de parole, dans lequel le patient peut enfin parler de lui, parler de ce qu’il y a à l’intérieur de lui, qu’il n’a pas pu exprimer à quelqu’un. Et il s’agit de retrouver l’émotion précise ressentie à un moment très précis. C’est ainsi que l’événement extérieur devient un événement intérieur et pour certaines raisons, cet événement intérieur, je n’arrive pas à le sortir, à l’exprimer, à le transformer.

 

L’émotion c’est le mouvement, mais puisqu’elle ne peut pas sortir, ne peut pas être exprimée, le corps va traduire notre émotion par un symptôme pour exprimer cette émotion. Et il va l’exprimer avec le besoin biologique qui n’a pas été satisfait.

 

Si je crois que la maladie, le malade, l’être humain est une réalité chimique, je vais le soigner avec la chimie, des médicaments…

Si je crois que l’être humain est fait de ce qu’il mange, je vais le soigner avec l’alimentation.

Si je crois que l’être humain est énergie, je vais faire de la médecine chinoise.

Si je crois que l’être humain est dynamisme, je vais le soigner avec de l’homéopathie.

Si je crois que l’être humain est une somme d’expériences et d’émotions, j’utiliserai l’approche du décodage biologique.

 

L’approche psychosomatique tire l’être humain vers le mental, vers l’analyse, vers le cognitif, vers la pensée, mais l’éloigne du corps, de la réalité de l’instant présent, de l’incarnation.

 

Pour moi, la maladie, le symptôme quel qu’il soit, est dans le corps, dans la biologie. C’est comme si il y avait deux logiques à l’intérieur de l’être humain. La première de l’ordre du mental, de l’intellectuel, de la raison, donc du cerveau gauche. La deuxième du cerveau droit, des tripes, du corps…

 

Une des particularités du décodage biologique, c’est de s’appuyer sur le physique, le corps et le ressenti. Il faut sortir du mental pour redescendre d’un étage au niveau des ressentis, de la chair, et notre reconstruction tient compte de nos croyances, de nos désirs et de nos peurs…

 

Petit exemple pour illustrer cela:

« Mon patron me convoque un jour dans son bureau et m’annonce qu’il me licencie, alors que je ne m’y attends pas du tout ».

Au départ, cet événement est juste une vibration qui arrive aux tympans, au cerveau, à la conscience, mais il va également être vécu biologiquement:

  1. S’il est vécu comme quelque chose de dégueulasse, de pourri, d’injuste, il va se transformer biologiquement par une problématique digestive, intestinale, etc.
  2. S’il est vécu comme une oppression, une asphyxie, une impression de mourir, il va être traduit biologiquement  de manière respiratoire (asthme, angine, toux, etc.)
  3. S’il est vécu comme une séparation des autres employés, du milieu, de l’institution, de l’environnement, il va être décodé biologiquement par la peau, car je ne serai plus en contact avec les autres, donc sous forme d’eczéma par exemple.

Les possibilités sont infinies et individuelles à la manière dont la personne vit l’événement conflictuel/stressant.